Voyage, voyage.

Publié le 8 Juin 2016

Bonjour à ceux qui passent par ici.

Je suis en train de préparer (longtemps à l'avance) un voyage et ça m'a donné envie d'écrire à propos de ce thème : le voyage.

Je suis donc allée chercher une photo évocatrice sur https://www.pexels.com/ car ce sont des photos libres de droit.

Bonne lecture.

paysage paisible

paysage paisible

C'est en arrivant sur place que j'ai compris pourquoi Ivan voulait m'y emmener. J'avais boudé durant tout le trajet, je ne lui avais pratiquement pas adressé la parole alors qu'il avait déployé des trésors de gentillesse pour tenter de m'arracher un sourire. Me réveiller aux aurores pour faire plusieurs heures de route, je n'aime pas ça! Il avait tellement insisté, ça faisait des semaines que je trouvais la moindre excuse pour repousser ce voyage. Je trouvais surtout que c'était loin de mon confort, de ma couette et de mes coussins qui m'emballent dans un cocon de douceur quand je lis. Enfin bref, il y était arrivé finalement. Nous avions fait des provisions la veille, et il avait vérifié tout ce qui aurait pu être un ennui sur la route. Il avait même mis mon cd préféré dans l'autoradio. Je boudais malgré tout.

 

Ivan a fini par se taire aussi. Et je me suis endormie rapidement (le ronronnement du moteur, les vibrations de la route... le sommeil est venu et m'a emportée). Nous étions réellement partis à l'aube, le soleil se levait quand, le voiture prête à partir, j'avais claqué la portière (en boudant). Ivan m'a réveillée, accueilli par des ronchonnements bruyants, alors que le soleil était haut. Il avait garé l'auto sur un bas-côté et me caressait la joue pour tenter de calmer l'ours mal léché qui prend possession de moi au réveil. Je me suis extirpée de la voiture en regrettant mon lit (mal au dos et genoux coincés ne calment pas l'ours mal léché, je peux le jurer). Puis l'ours est retourné se cacher. J'avais sous les yeux un panorama à couper le souffle.

 

A mes pieds, un à-pic vertigineux semblait vouloir me happer si j'en fixais le fond. Mais dés que je levais les yeux, la verdure des pins et le blanc crayeux de certains pans de montagne créaient une palette contrastée qui envahissait mes yeux, et par eux mon esprit. J'ai pris une respiration profonde. Je respirait la fraicheur qui se dégageait des zones d'ombre en contrebas tout en sentant la soleil chauffer mes cheveux foncés. Une voiture est passée sur la route dans mon dos, a soulevé de la poussière qui s'est soulevée et dans laquelle j'ai aperçu des volutes avant qu'elle ne retombe lentement. Des oiseaux lançaient leurs trilles depuis les arbres et je ne pouvais que me nourrir de ce panorama. Comme si Mère Nature elle-même avait créé un point où elle pourrait respirer pleinement. Ivan est venu se mettre derrière moi, il fait une tête de plus que moi et je ne le dérangeais donc pas pour admirer son paysage favori. Il a passé ses bras autour de mes épaules et, lui aussi, a respiré plus profondément. Une paix intense se dégageait de ce spectacle.

 

Je ne boudais plus du tout!

 

Nous avions encore de la route devant nous, mais je ne regrettais déjà plus ma couette et mes coussins. Ivan avait à présent un sourire lumineux sur le visage. Nous sommes remontés dans la voiture en silence, avons encore regardé quelques minutes ce que nous pouvions apercevoir à travers le pare-brise puis avons laissé là le coin de repos de Mère Nature pour continuer notre chemin. La fenêtre ouverte, la musique à un volume élevé, notre week-end s'annonçait sous les meilleurs auspices.

 

Rédigé par Magalie

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