Rêve suite
Publié le 2 Mai 2013
Après une nuit très agitée pour Eric, les enfants n'osèrent pas lui poser de question lors du réveil. Ils partirent bien vite retrouver leurs amis et Héloise s'activa du mieux qu'elle put sans trop déranger son mari dont l'air bourru d'ours mal léché la surprenait. Eric n'avait qu'une hâte : aller retrouver François, obtenir enfin de réponses. Mais il allait devoir patienter. La journée l'attendait avec son lot de travail et s'il n'était pas à la forge à l'heure habituelle, il risquait d'intriguer ces personnes qui ne disaient rien qui vaille à son ami. Il mordit sur son frein, enfila son tablier de cuir et passa la porte sans un mot pour Héloise.
De son coté, elle se dit que si 3 autres personnes étaient attendues, il allait falloir les nourrir. Elle pétrit une grande quantité de pâte et fit suffisamment de pain pour les nourrir tous. Elle préféra ne rien préparer d'autre, ne sachant ni qui seraient ces fameux compagnons, ni s'ils avaient des régimes alimentaires particuliers. Ce qui la tracassait tout en balayant la cuisine, c'est que son mari soit arrivé à lui cacher qu'il avait pris un engagement il y avait 5 ans. Ils étaient pourtant déjà mariés à l'époque. Mais Eric avait du partir plusieurs semaines dans une autre ville afin de parfaire ses capacités de forgerons. Il était rentré de ce voyage avec beaucoup d'admiration pour les forgerons de Véfrinne qui forgeaient non seulement les armes des soldats mais aussi des oeuvres décoratives que chaque maison s'enorgueillissait de posséder. Il avait même tenter d'en faire par lui même mais cela lui prenait trop de temps pour un résultat bien moindre en qualité et en beauté.
De son coté, Eric ne pensait pas trop à Héloise. Il devait referrer un cheval récalcitrant avant de pouvoir forger un portail solide pour le plus gros fermier du bourg, puis de mettre la dernière main à l'arme que lui avait commandé ledit fermier plusieurs semaines auparavant. La journée serait bien occupée et il espérait ne pas faire de bbévue si ses pensées partaient vers François et la raison toujours inconnue de sa venue avec un an d'avance. Qu'elle parut longue cette journée, pour Eric comme pour Héloise et les enfants.